samedi 19 janvier 2008

RAID28 - 2008


Cliquez sur le bandeau pour accéder au site du Raid28

Une fois qu'on y a gouté on ne peut qu'y revenir.

Le Raid28 est un Trail-Orientation qui se court en autonomie complète par équipe de 5 dont une féminine. Chaque année l'équipe TUROOM nous concocte un parcours différent de 80km environ avec, pour cette édition 2008, un record mondial pour le nombre de balises : 160.

Un départ à 22h et un temps maximum de 18h avec 2 barrières horaires. Le principe des balises reste identique à l'an dernier, 80 balises vertes dites obligatoires car elles pénalisent en temps si elles ne sont pas pointées et 80 bleues optionnelles qui apportent un bonus en temps si elles sont pointées. Les bleues peuvent être excentrées du parcours et sont en général plus difficile à trouver. La stratégie est de trouver le bon compromis entre le temps de parcours et le nombre de balises à pointer. Cette année le départ sera donné d'Epernon(28) et l'arrivée sera à Bures-sur-Yvette(91).
Le mot d'ordre de l'édition 2008 est : N'EAU LIMIT. La météo est avec nous, il ne fait pas froid pour un mois de janvier, il ne devrait pas pleuvoir ce sera donc par le bas que nous serons mouillés. Et cette année on peut dire que les organisateurs nous ont gatés. 70 balises nécessiteront de mettre les pieds et même plus dans l'eau.
Nous avons reconduit notre équipe 2007 "La Belle et les Bêtes" avec en capitaine Yves(Ysolo), Christian(Ufoot) en orienteur chef, Anne au poinçonnage, Marc au consigne de route et moi au poinçonnage. Seul Paulo nous a quittés pour monter une équipe supplémentaire d'UFO.

parcours sur carte au 100000ème

cliquez sur les cartes pour agrandir

émargement et contrôle du matériel

préparatif des équipes
63 équipes dont une dizaine de spécialistes de la CO, ont fait le déplacement ce qui fait plus de 300 partants. De nombreuses têtes connues sont là, reparties dans plusieurs équipes UFO, Kikourou, ADDM, JDM, etc. L'ambiance est détendue et chaleureuse. Parmi ces équipes il y a la 28 : Les Dunes de l'Espoir. Cette association permet à des handicapés de participer à des épreuves de courses à pied en les transportant sur une goëlette à une roue tractée par plusieurs coureurs. Habituellement on les rencontre sur des courses sur route ou sur certains trails. N'hésitez pas à aller voir leurs exploits en cliquant sur leur lien.
Ils s'attaquent au Raid28 ce qui n'est pas une mince affaire car les passages en pleine forêt sont nombreux et surtout on traverse régulièrement des rûs et des marécages avec parfois de l'eau jusqu'à la taille. Chapeau à eux car ils iront au bout. De plus l'organisation du Raid28 reversera 1€ par balise bleue pointée par toutes les équipes, il y en aura plus de 3000, bravo!.

équipe UFO 14 et 15 (photo Jorge Alves)

analyse des documents avant départ (photo Jorge Alves)
Autre attrait du raid28, son départ. Chaque année le système de départ est gardé secret jusqu'au dernier moment. A 5mn du départ les capitaines sont alignés dans l'ordre des dossards dans le gymnase face aux tables de pointage. A 22h pile ils récupèrent une première enveloppe contenant toutes les cartes et le road book. Seul manque le carton de pointage. Pour le récupérer il faudra rejoindre le PC0 à l'aide d'une carte de CO en double exemplaire. Les équipes peuvent se scinder en 2 pour trouver les 10 balises qui comportent chacune un indice pour trouver le PC1. 2 petites enveloppes de secours sont également fournies, elles donnent la position du PC0 mais sont pénalisantes de 150 mn si elles sont ouvertes.
Christian et Marc vont faire les balises 7,6,9,8, nous ferons les autres. Le point de RDV est à la croisée des chemins entre la 2 et la 8. Ils devraient être plus rapide que nous, ils en profiteront pour reporter les balises suivantes sur les cartes.
22h05 nous sortons du gymnase. Le 1er km est balisé pour traverser Bures-sur-Yvette. La montée de l'escalier nous ammene à la balise PP01. L'équipe se sépare en 2 et c'est parti. PP03 est accroché au calvaire. La suivante PP05 est de l'autre coté d'un lotissement. Dans l'euphorie du départ on ne regarde pas bien la carte et on coupe à travers les allées des maisons. Mais les rues du lotissement sont en cul de sac et il faut faire demi tour pour contourner les habitations. 10mn de perdu par manque de vigilance et nous ne sommes pas les seuls à avoir fait l'erreur. Les 4 suivantes sont trouvées rapidement avec les morceaux de phrase qui donnent la définition du PC0. Nous retrouvons au point de RDV prévu Christian et Marc qui ont profité pour reporter les 35 balises suivantes sur les cartes. Le PC0 est à 133m à l'Est de la côte 133 à Raizeux, nous y sommes à 22h53. Nous recupérons le carton de pointage et nous nous lançons à l'assaut des 150 balises restantes.

carte 1

carte 2

carte 3

carte 4

carte 5

carte 6

carte 7
23h35, le PC1 est atteint rapidement par des chemins agricoles et 2 balises faciles. Nous rentrons dans le vif du sujet avec la forêt domaniale de Rambouillet. Les chemins sont très boueux. Les balises s'enchainent assez bien, l'équipe a une bonne cohésion. Nous faisons simple pour l'instant en restant sur les chemins foretiers, seul l'approche finale des balises est fait à l'azimut. Après la PP022 nous arrivons au Marais du Cerisaie, les choses sérieuses et humides commencent.
Autres particularités du Raid28 sont les "spéciales". Certaines portions du parcours sont faites à l'aide d'annexes. La 1ère est une carte au 1/4400ème avec 10 balises réparties dans le marais. Je récupère la carte et je m'occupe de l'orientation. C'est assez logique vu la position des balises par rapport aux bras de la petite rivière. On attaque par la PP026 puis PP025,PP023,PP024,PP027 puis dans l'ordre jusqu'à la sortie du marais. Des petites passerelles immergées permettent de traverser la rivière avec seulement 15cm d'eau. Elles sont assez difficiles à trouver dans la nuit et à cause de la végétation marécageuse. L'accès à l'ile centrale se fait par une échelle couchée sur le rivière placée par l'organisation. La sortie du marais se fait également par une échelle. 100m sur un chemin nous ramène sur la route pour atteindre le PC2, il est 01h45 du matin.

la carte annexe 1

notre parcours GPS
600m de jonction pour atteindre le PC3 à 1h53 du matin et traverser la route départementale. Les PC sont positionnés aux traversées de route pour la sécurité et le contrôle des équipes.
Suivent 5km en forêt alternant progression en pleine végétation et traversée de mares plus ou moins profondes. 5 balises vertes et 5 balises bleues sont à trouver sur cette portion. Le PC4 est atteint à 3h12 du matin après la PP042 et 20km environ parcourus.
La progression sur les 2 prochains PC va être agrémentée de 2 spéciales "photocarte" : une photo aérienne sur laquelle sont reportées les balises. La 1ère comporte 4 balises dont 3 bleues en bordure de l'étang de Corbet, un des étangs de Hollande. Les 50 premiers mètres se font dans l'étang avec de l'eau à mi-cuisses et les pieds dans la vase. Puis passer la 1ère balise on traverse une longue partie marécageuse avec 2 balises et on rejoint le chemin en traversant le bois.
Sur cette partie entre les PC4 et PC6 on va faire un peu de jardinage en forêt (voir notre trace GPS à droite) notamment à la recherche d'un gros chêne. Nous ne serons les seuls. Après 10mn de ratissage nous éteignons nos frontales et c'est la grosse silhouette noire du chêne qui apparait dans la nuit au milieu des autres arbres.
Une longue progression en forêt puis 2km sur les chemins agricoles nous ramènent jusqu'à la RN10 que nous longeons sur 200m pour atteindre le PC6 à 6h53 qui nous permet de traverser la nationale au niveau des Essarts-le-Roi. Nous empruntons le souterrain de la gare RER pour franchir la voie ferrée. Nous attaquons ensuite la 2ème photocarte dans un quartier pavillonaire des Essarts.

jardinage en forêt
Le jour se lève, nous pouvons ranger nos frontales. La recherche finale des balises se fait désormais à vue. Le PC7 comporte la première barrière horaire, il faut le franchir avant 11h.
A la sortie des Essarts nous jardinons un peu dans les sources de l'Yvette à la recherche de la PP068 placée au milieu d'un bosquet de brousailles. Nous abordons ensuite une zone escarpée où notre orienteur chef nous fait une démonstration magistrale de progression à l'azimut. Je suis époustoufflé de la précision de son guidage. Nous avançons de front pour ratisser assez large et nous tombons à chaque fois sur la balise. Le fait d'avancer à l'azimut nous fait passer par des zones relativement difficile d'accès mais le gain de temps est appréciable.
Nous arrivons sur une petite route goudronnée et une nouvelle photo-définition nous est proposée pour la PP074. Une dernière balise PP075 dans le bois débouche sur le PC7. Nous y arrivons à 8h52, un peu plus de 2h00 d'avance sur la barrière horaire c'est bien mais il n'y a rien de trop car il reste 85 balises à trouver.
La progression se fait le long d'un ruisseau qu'il faut évidemment traverser 2 fois. Puis nous arrivons dans le bois de Maincourt au fond d'un ravin. La sortie du ravin est très pentue et éprouvante, nous décidons de laisser la PP079 bleue pour ne pas predre trop de temps. Les 4 suivantes sont pointées et nous arrivons au PC8, il est 10h00 du matin.
1500m de jonction sur des chemins agricoles nous amènent à la Forêt de Champ Granier où on nous propose une grosse portion de pure CO avec 20 balises dont 18 bleues. Nous avons encore un peu de marge sur l'horaire et après consultation de l'équipe nous décidons de tenter la CO entièrement. On pourra éventuellement sur le parcours décider d'oublier quelques balises pour ne pas perdre trop de temps.
Départ de la PP084, verte facile, puis Christian sort la boussole et c'est parti pour 18 balises à l'azimut-distance. La progression est un peu laborieuse car la végétation est dense et le sol très tourmenté, de nombreuses petites bosses et dépressions parsemment le parcours. Nous avançons quand même relativement bien. Nous sortons enfin de la CO et toutes les balises ont été pointées, nous sommes satisfait mais l'heure tourne et il va falloir faire des choix pour la suite. Le PC9 est en vue nous l'atteignons à 11h51.
2 vertes PP108 et PP109 séparent le PC9 du PC10 à franchir avant 13h30. Nous le passons à 12h10 avec seulement 1h20 d'avance sur la barrière. Rien de dramatique mais il reste encore 50 balises dont 2 CO jusqu'à la PP132. Les choix vont se faire d'eux même en laissant les bleues les plus excentrées. Nous perdons encore un peu de temps dans le début de la CO et nous décidons d'avancer jusqu'au PC11 en pointant uniquement les vertes. Il est 14h15 et il reste environ 15km de progression, il ne faut pas trainer, l'arrivée doit se faire avant 16h00. Ensuite jusqu'à 16h30 chaque mn est pénalisante de 4mn puis à 16h30 c'est la disqualification.
Après le PC11, DameOdile, célèbre organisatrice, nous a préparé une spéciale dont elle a le secret. Nous sommes un peu à la bourre et ne connaissant pas la spéciale à faire on décide de ne pas s'arrêter. Mais DameOdile ne l'entend pas de cette oreille, elle nous explique rapidement qu'on peut gagner 80mn sans bouger, le tout en 5mn. Nous nous lançons donc dans la spéciale. Nous sommes dans une carrière où sont positionnée une quinzaine de balises numérotées, toutes visibles. D'un monticule de terre au centre de la carrière il faut trouver, sans bouger, à l'aide de la boussole les 4 balises reportées sur la petite carte qu'on nous a remis. Chaque balise rapporte 20mn de bonus. En 5mn notre orienteur règle la chose et nous repartons aussitôt.
Il reste environ 4km jusqu'à l'arrivée. Nous traversons Gif-sur-Yvette, une photo-carte sur le bassin de retenue nous propose 2 balises chacune au pied d'un arbre. Du bord du bassin Christian pointe l'azimut et me donne l'arbre correspondant. 100m dans le marécage et je trouve la balise à l'endroit exact. Retour vers l'équipe et nous continuons. Les 3 suivantes sont à nouveau sur photo-carte sur le bassin de retenue de Bures-sur-Yvette, c'est la course contre la montre nous sommes vraiment limite pour arriver avant 16h00. Toute l'équipe s'encourage et nous courons le plus vite possible. Nous sommes partis depuis bientôt 18h et les jambes ont du mal à avancer.
PP157, PP158, PP159 il est 15h50 et il ne reste plus que quelques centaines de mètres dans Bures pour rejoindre l'arrivée. Nous arrivons par un chemin à proximité du gymnase. L'équipe Turoom nous a réservé une dernière surprise. La PP160 a pour définition " balise du record, flottante, entre les 2 t de l'Yvette". Au pied de l'arche d'arrivée il faut traverser une dernière fois l'Yvette. La PP160 est fixée sur une planche de bodyboard arrimée au milieu de la rivière. Il y a 50cm d'eau et les pentes sont abruptes. Nous nous jetons à l'eau pointons la balise, remontons avec difficulté la rive et nous passons sous l'arche d'arrivée à 15h59. Les PomPoms Girls de l'organisation sont là pour nous accueillir. 3 ou 4 équipes arrivent au cours de ces 3 dernières minutes.

La dernière balise (photo Jorge Alves)
Le nombre record de balises à offert un final assez tendu pour de nombreuses équipes. Nous sommes satisfaits de notre parcours, notre dream-team a, comme l'an dernier, été au Top de bout en bout. Ce fût un plaisir pendant 18h de patauger dans l'eau et la boue à la recherche des balises. Il y a peu de temps de répit pendant le raid ce qui fait que le temps passe assez vite.

Un immense merci à l'équipe Turoom et aux bénévoles de ce raid magnifique qui nous offrent chaque année un week-end inoubliable.

Nous finissons 19ème avec un temps final compensé de 1h59mn (78 vertes et 59 bleues), sur 54 équipes classées ce qui est très correct vu le nombre d'équipes spécialistes de CO. Il faut dire que Christian, notre orienteur chef, a été impérial.

Le classement complet est là : Raid28 - 2008
Pour les amateurs de chiffres, tout le détail : Raid28 - détail

dimanche 9 décembre 2007

L'Origole - 2007


Dernier rendez vous de l’année pour les ultra-trailers d’Ile-de-France : L’Origole.
71km répartis sur 3 boucles différentes centrées sur le gymnase du Perray-en-Yvelines seul point de ravitaillement du parcours. La météo des jours précédents ne laissait aucun doute sur l’état du terrain : GRAS.

170 coureurs environ inscrits sur le 71km dont d’une quinzaine d’UFO, l’ambiance est chaleureuse dans le gymnase. Sylvain nous gratifie d’une animation dont il a le secret. Il arrive de Normandie avec un sac énorme, plein d’affaires mais sans ses chaussures de course. Après l’avoir bien chambré on tente de lui trouver une paire de rechange mais le bougre chausse du 48-49. Il restera donc bien au chaud dans le gymnase, au moins ça libère une place sur le podium.

Sylvain (le GGO) qui amuse la galerie
A 23h30 l’organisateur fait son breafing et nous donne 2 infos. Le parcours fait toujours 71km mais la 2e boucle est un peu plus coriace que prévue, 1300mD+ pour 25km. Avec l’état du terrain il conseille fortement de prendre les bâtons sur cette boucle, et il aura raison.
Au moment du départ, la pluie a cessé. La tenue reste un gros sujet de discussion. Chacun ses choix, du tee-shirt manches courtes pour Val (Brrrr !) à la veste et pantalon Goretex pour d’autre. Je pars en Wintertrail manches longues avec veste MP+, collant long et mini guêtres. La température est supportable ce n’est pas la peine de trop s’habiller.

remise des dossards

Le drapeau UFO
Boucle 1 (25km-300D+):
Dimanche 9 décembre 00h00.
Le départ est donné sur la rue principale du Perray face à la mairie. L’ambiance est détendue, personne ne se précipite, on se pose même la question du sens du départ.
C’est parti. Les coureurs du 71km et du 25km partent ensemble sur la même première boucle. Il ne faut pas s’emballer à suivre le peloton. Après quelques détours dans le bourg, direction la forêt. Rapidement nous arrivons sur des sentiers très boueux et des ruisseaux bien pleins. Dès les 1ers hectomètres on s’aperçoit qu’il est vain de tenter d’éviter les flaques de boue. La course porte bien son nom, les rigoles sont nombreuses et on a souvent de l’eau à mi-mollets. J’avais expérimenté la course avec les pieds mouillés au Raid28 en Janvier, ce n’est finalement pas si gênant que cela. De toute façon nous n’avons pas le choix.
Cette boucle de 25km comporte peu de dénivelé et devait être assez roulante (hum hum!). La succession de passages boueux et de sauts de rigoles est usante . Par moment les chaussures restent collées au fond des flaques de boue, les appuis sont très fuyants. Le balisage est impeccable mais la nuit dans ces conditions les changements de direction brutaux demande une attention de tous les instants. On se fera tous piéger une fois ou 2. Les coureurs sont encore assez groupés ce qui permet de revenir rapidement sur le parcours.
Après 2h de course je ne suis pas au mieux je commence à avoir des nausées intestinales qui me gène dans mon alimentation. Les jambes vont encore bien mais je sens que je ne suis pas dans un grand jour. La sortie de la forêt annonce le retour vers le gymnase. Les derniers km nous ramènent vers la civilisation. Dans cette partie je rattrape Pascal Brasselet alias Jésus, il marche, il me dit que ce n’est pas son jour et qu’il s’arrête à la fin de la 1ère boucle. Nous terminons en courant cette boucle et nous entrons dans le gymnase.
2h38 pour 25km, je suis à la 34ème place. Ce n’est finalement pas un si mauvais temps. Mais j’ai l’estomac dérangé, j’avale une soupe chaude qui a du mal à passer, je refais le plein de la poche à eau et je prends mes bâtons. 10mn d’arrêt et je repars sous la pluie. Mon ami Gaël alias bombyx que j'avais doublé à la faveur d'un arrêt technique repart avant moi, je ne le reverrai plus et il terminera en 9h08 à la 18ème place, belle perf.
Boucle 2 (25km-1300D+):
Cette boucle est tracé sur les terrains du Trail de Vallée de Chevreuse ce qui promet de nombreux toboggans.
Après avoir traversé la voie ferrée par le souterrain de la gare on se dirige vers Auffargis. Un moment d’inattention nous fait rater une bifurcation et nous voilà 4 gugus à jardiner entre les maisons et le lac. Les choses sérieuses arrivent. Les montées et les descentes se succèdent entrecoupés de dévers très glissants et sauts de ruisseaux très boueux. Dans certaines montées les coureurs sans bâtons n’arrivent pas au sommet, ça glisse dans tous les sens. Les gamelles s’enchaînent, je fais parfois plusieurs métres en glissade dans les descentes. Le tracé est incroyable, on part à travers bois au milieu de rien. Il n’y a ni sentier ni trace, heureusement que le balisage est impeccable.
Mais ce parcours est très usant et je commence sérieusement à me traîner. Je n’arrive pas à relancer. J’ai aussi du mal à m’alimenter. Manu alias Single78 est avec moi depuis quelques km on fait un peu le yoyo. Je prends de l’avance dans les descentes techniques et il me rattrape dans les montées et sur le plat (Heu! je ne sais plus s'il y ena ).
Nous arrivons à l’Abbaye des Vaux de Cernay qui est le point de retour de la boucle, nous passons le contrôle. Dans la nuit noire un type prend une photo de notre passage et le flash m'éblouit pendant 2mn.
Le parcours passe de l’autre coté de la vallée mais reste similaire. Des montées et des descentes sans répit. Le moral n’est pas au mieux et le plaisir n’est plus là. L’idée d’arrêter à la fin de la boucle s’installe doucement. 4h que nous sommes sur cette boucle et nous n’en avons toujours pas fini. Les lueurs du village d’Auffargis arrivent enfin et nous indiquent qu’il reste 3 ou 4km. Nous reprenons un autre Manu (Le Sanglier) qui, lui non plus, n’a pas la forme. Après une courte discussion il me dit qu’il arrête aussi. Par contre le 3e laron à l’air en forme et il ira au bout. Nous repassons sous la voie ferrée par le même souterrain, on se plante une dernière fois pour rejoindre le gymnase dans lequel nous entrons à 7h08.
4h30 pour faire cette boucle de 25km, ce fût long mais je suis encore classée 58e.
Ma décision était prise depuis 2 bonnes heures, j’arrête là sans regret. Sur cette course j'avais le drapeau UFO et comme mon pote Manu (Single78) à l’air d’attaque pour continuer, je lui accroche le drapeau magique. Je n’ai pas de doute sur sa capacité à terminer ce qu’il fera en 10h38.
Cette course est magnifique mais c’est un gros morceau. Seulement 63 finishers sur les quelques 170 partants, 2007 est un grand cru. La course est dure en soit, les conditions météos de décembre, et souvent un manque de préparation du au repos hivernal.
Je reviendrai mieux préparé, car le génial inventeur et organisateur de cette course PhilGrizly alias Philippe Clement nous a offert un des 2 plus beaux Ultratrails de la région. Félicitations à l'organisation et aux bénévoles comme d'habitude aux petits soins des coureurs.


Le site de la course
Les résultat

dimanche 21 octobre 2007

Trail de la Côte d'Opale - 2007

Dimanche 3h du matin le réveil sonne. Les organisateurs du Trail de Côte d’Opale avaient prévu la remise des dossards la veille de la course. N’ayant pas trop envie de monter le samedi et ayant quelques contraintes familiales je décide de partir tôt pour pouvoir récupérer mon dossard à 6h à Marquise, arrivée de la course. Nous serons une vingtaine dans ce cas.

Après 2h d’autoroute depuis les Yvelines j’arrive à Marquise où un village course est installé sur la place principale. C’est impressionnant pour une première édition. Plusieurs tentes encadrent la place dont une occupée par Off Course enseigne lilloise tenue par un UFO qui affiche une banderole Ultrafondus, une grande estrade est montée devant la mairie et il y a même un concessionnaire de 4x4 qui explose des véhicules. 



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(Google Earth doit être installé sur votre PC, vous pouvez le télécharger là c'est gratuit)
La température frôle le à 0° et nous sommes contents que le bistrot de la place ouvre à 6h30. Récupération des dossards, de la puce et d’un T-shirt. Le départ des 2 courses (29 et 50km) se trouve à 15km de l’arrivée. Plusieurs bus sont mis à disposition pour acheminer les coureurs. Le problème de la tenue se pose car avec la température du petit matin il est difficile de partir en T-shirt. J’opte pour la veste de pluie légère que je quitterai rapidement après le départ. 8h15 nous embarquons dans les bus pour rejoindre le départ. 8h45 arrivée sur le site avec le jour. On nous dépose dans un village et nous rejoignons la plage par une petite route d’un km environ. Nous apercevons sur notre droite le Cap Blanc Nez, butte culminant à 150m au-dessus de la plage, première difficulté du parcours.
Il y a du monde dans tous les sens, des voitures garées de chaque coté, des motos, des quads, des coureurs, des accompagnants. Le bord de mer domine la plage avec une falaise typique du coin. Une échancrure dans la falaise permet de descendre sur la plage par un escalier étroit qu’il faudra emprunter après le départ, ça promet un beau bouchon.
 
Le départ sera donné sur la plage que la marée n’a pas encore complètement libérée. Les 2 courses (29 et 50km) partent en même temps, 1000 coureurs se retrouvent sur la plage dont le toujours très populaire et disponible Dawa avec qui je me fais prendre en photo après l’avoir salué. Bon d’accord ça fait un peu groupie.
9h15 le départ est donné, les 1000 coureurs s’élancent sur les 500m de sable durs. Il faut faire quelques zigzags pour éviter de se mouiller les pieds. Puis c’est le gros bouchon pour remonter sur la falaise. Le passage fait moins de 2m de large avec des escaliers et tout le monde tente de se faufiler. 2 bonnes minutes pour passer puis nous retrouvons un large chemin herbeux qui se dirige vers l’obélisque planté au sommet du cap Banc Nez.
La montée est assez raide et la marche s’impose. De nombreux supporters sont là. Le soleil a fait son apparition mais la température reste fraîche. Nous descendons puis remontons par la route pour rejoindre un chemin qui part dans les collines.
A 100m de l’entrée du chemin il y a un gros attroupement. Je pense dans un premier temps qu’il s’agit d’un ravito mais nous sommes au km2. Il s’agit en fait d’un sas en bois empêchant le passage des 2 roues. Et des centaines de coureurs viennent se planter dedans. On ne peut passer qu’un après l’autre car il y a une clôture de chaque coté. C’est un peu la foire d’empoigne, certains tentent un passage par-dessus mais ça bloque les autres.
2 bouchons de plusieurs minutes en 2 km, à ce rythme on n’est pas au bout. Passés cette difficulté le peloton est étiré, je profite de cet arrêt pour quitter ma veste et arboré mon maillot UFO à manche longues. Plusieurs autres barrières du même type se trouveront sur le parcours, l’espacement des coureurs évitera une attente trop longue.
Descente plein sud sur le village de Haute Escales par des chemins agricoles et des portions de bitume. On aperçoit le Mont Roti (116m) qui sera la prochaine montée. Nous continuons en longeant les champs, le parcours ondule de collines en collines nous offrant de beaux panoramas sur la Côte d’Opale et la mer du Nord.
 
Le parcours alterne toujours des portions de bitume et des chemins bordés de haies. Du sommet du Mont Roti nous redescendons vers le village de Sombre puis à gauche toute pour monter sur la colline culminant à 150m. Descente alternant bitume et chemins vers le village de Hervelinghen. Nous montons ensuite vers Le Mont de Couple (163m) dominé par un bunker sur lequel une équipe de VTTistes nous encourage en hurlant nos prénoms inscrits sur le dossard.
Le parcours reste un moment la crête puis descend à nouveau le long des champs. Nous arrivons sur le village d’Audembert par la route. Le premier ravitaillement est dans le village au km18.

Sortie d’Audembert par la route que je trouve beaucoup trop présente pour un trail. Après 1km les parcours du 29 et du 50km se séparent. A droite toute direction la mer pour le 50km. Les coureurs sont maintenant bien espacés. Longue descente un peu monotone de 5 km ondulant au milieu des champs et alternant encore avec de la route. Nous rejoignions le sud de la ville de Wissant et le parcours descend sur la plage dégagée par la marée basse. 3km sur le sable dur jusqu’au lieu dit Le Chatelet. Puis nous escaladons la colline qui culmine à 55m.
Les 6km suivants ressemblent beaucoup aux précédents, chemins agricoles et portions de route. Pas très gai tout ça. Heureusement que le temps est magnifique et que le panorama nous offre de belles vues au sommet des bosses. Km33 nous traversons le bourg d’Audresselles qui a mis à notre disposition sa salle des fêtes pour le 2e ravito. A la sortie de la salle une fanfare tente de mettre un peu d'ambiance.
Sortie d’Audresselles nous descendons à nouveau sur la plage. Cette portion de 2km est plus compliquée. Plus de sable dur mais du gravier bien mou parsemé de petits rochers glissants avec un peu d’eau par ci par là. Ca change un peu, enfin, du parcours trop roulant proposé jusqu’ici.
Nous retrouvons la terre ferme à Ambleteuse qu’il faut traverser par les rues du bourg puis nous continuons sur les chemins. Traversée d’un bois bien sympathique mais rapidement on se retrouve dans Raventhum sur la route. Courte descente puis virage à gauche sur une route qui remonte sur 3km jusqu’au village de Bazinghen puis Grand Maison altitude 104m. Il reste environ 5km et nous devinons du sommet de notre colline le village de Marquises, lieu d’arrivée.

Nous descendons de notre promontoire par un joli chemin escarpé qui me redonne un peu envie de courir. Le rythme s’accélère un peu. Mais cela ne dure pas, à nouveau la route, traversée d’un rond point puis les derniers km sur la route pour rejoindre l’arrivée.

Je passe l’arche d’arrivée après 5h24, 141e sur 301 classés et un sentiment mitigé sur ce trail.
Les 15 premiers km sont corrects hormis les 2 gros bouchons du départ qui sont à la limite de l’acceptable sur une course. Le reste du parcours est trop plat à mon goût et surtout comporte beaucoup trop de portion de bitume. Ce n’est pas surprenant que la course se gagne à + de 14km/h. Heureusement que le temps était superbe sinon …


Les résultats complets du 50km.
La courbe de dénivelé
Le site de la course

vendredi 24 août 2007

UTMB - 2007

Lundi 8 janvier 2007 à 8h00 (heure de Paris) les inscriptions pour l’UTMB 2007 sont ouvertes sur le site web. Moins de 10 heures plus tard, à 17h50 l’organisation annonce la clôture des inscriptions pour quota atteint (2000) et cela pratiquement 8 mois avant la course. Pourtant devant la ruée prévisible, l’organisation avait instauré des pré requis pour cette année. Il fallait justifier un classement sur un trail de plus de 80km ou 2 trails de plus de 50km. 



Donc lundi 8 janvier 2007 à 7h50 je suis devant mon ordinateur prêt à dégainer ma souris. A 8h15 mon inscription est enregistrée et mon certificat médical spécifique UTMB, signé par mon médecin, posté le jour même. 3 semaines plus tard mon inscription est validée. La première étape est franchie, il ne reste plus qu’à se préparer pour boucler les 165km et 9500m D+ de l’édition 2007.


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(Google Earth doit être installé sur votre PC, vous pouvez le télécharger là c'est gratuit)
Lundi 25 juin 2007 le facteur a déposé dans ma boite aux lettres une grande enveloppe avec le logo de l'UTMB. Elle contient le road book de 60 pages et une nouveauté cette année une carte plastique format carte de crédit au nom du coureur.

Nous sommes à 2 mois jour pour jour de la course et on commence sérieusement à y penser. Ma préparation s'est passée sans encombres. Le mois de Juillet sera consacré au dénivelé. Je serai en Corse pendant 2 semaines où j'ai un parcours avec 1000m de D+ d'une traite que je compte faire un maximum de fois en 15 jours.

Mon billet de train pour l'aller est pris, le retour se fera normalement avec mon ami l'électron en voiture. J'ai réservé une caravane dans un camping de Chamonix que j'occuperai avec Tony une autre pote voisin.

Voila tout semble prêt, y a plus qu'à !


Le site de la course

samedi 7 juillet 2007

Trail des 5 Moulins - 2007


5ème et avant dernière épreuve du Challenge XtremTrail Ile-de-France



la 2ème édition du Trail des 5 moulins s’est couru cette année début juillet.

Comme d’habitude à Mondeville on court le samedi, le départ à 14h pouvait nous laisser craindre une température non adaptée aux longues distances. De ce coté là, la météo n’étant pas ce qu’elle devrait être, nous n’avons pas été gênée par la chaleur.

Je fais le tour des popotes, salue les organisateurs bien connus, les coureurs habituels et je retrouve un UFO (Kourpavix) qui sera lui aussi à Chamonix fin Août.

Pour ceux qui connaissent le coin et qui ont couru le trail91, le départ est identique et le parcours ressemblant, avec en point de mire l’énorme pylône télécom rouge et blanc que l’on aperçoit sur presque tout le parcours. Des changements de parcours dus à l’interdiction de l’ONF ont amputés le tracé de passages forestiers et ont contraints les organisateurs à se rabattre sur la route pour les jonctions. C’est dommage mais les organisateurs ont de plus en plus de mal à obtenir les autorisations de passage.

Le drapeau UFO

Le briefing de départ

200 coureurs au départ devant la salle des fêtes de Mondeville pour ces 45km avec peu de dénivelé (850m). 14h15 le coup de feu est donné et nous partons pour les 4 premiers kilomètres très roulants sur les chemins agricoles rectilignes et plats du plateau de Mondeville.
Je connais bien le terrain et je sais qu’il ne faut pas partir trop vite sur cette portion. Je laisse partir Kourpavix et les autres et je me limite à rester autour des 11 km/h. Nous passons à quelques mètres de 2 moissonneuses en plein travail qui dégagent un nuage de poussière, attention de ne pas se faire happer par la machine. Sur ce plateau on voit le long ruban des coureurs s’étirer doucement mais sûrement.

On entre enfin dans la forêt est le parcours devient plus agréable. On enchaîne les mono traces et les chemins forestiers avec un peu de dénivelé. Le 1er ravito arrive assez vite après 1h10 de course au km13. Uniquement de l’eau comme prévu. Je suis parti avec ma poche à eau pleine (2,5 litres) pour ne pas avoir de problème de ravitaillement. Je sais que je peux tenir 5h comme ça donc les ravitos seront du plus sur la course. 2 verres d’eau et c’est reparti sur une route montante où je commence à reprendre quelques coureurs. On alterne les traversées de champ et les passages en forêt, le parcours est relativement plat et la moyenne reste un peu au-dessus des 10km/h. L’essentiel du denivelé est sur la fin.
Je retrouve mes habituels compagnons de l’Accrorun de Villepreux avec qui je fais le yoyo pendant quelques kilomètres. Je les retrouverais eux aussi fin Août sur l’UTMB.

Après de trop longues portions sur le bitume pour traverser les villages et pour contourner les zones interdites par l’ONF nous arrivons au 2ème ravito km23, le seul avec du solide. 2 biscuits salés, 4 rondelles de saucisson, 1 verre de coca et je repars juste derrière mon ami Kourpavix qui a un peu levé le pied. Nous allons faire cette 2èmemoitié du parcours ensemble ou tout du moins à la même vitesse. Il est plus rapide que moi dans les descentes où il me prend rapidement quelques dizaines de mètres d’avance mais je le rejoins ensuite lorsque le terrain devient plus roulant.

Le parcours redevient plus agréable dans les bois avec des mono traces et quelques belles montées et descentes.

On attaque la 3ème heure de course et on commence à reprendre régulièrement des coureurs. Au km34 le 3ème et dernier ravito en eau est rapidement passé et le retour vers Mondeville s’annonce. Nous avons encore 2 belles côtes à passer puis c’est la sortie sur le plateau.

Le final est moralement difficile mais je le savais ayant déjà couru à 2 reprises le trail91. 5 km sur chemins rectilignes à travers champs où l’on voit très loin. De plus l’herbe est haute et demande un effort supplémentaire pour courir. Je me cale derrière Kourpavix et nous parcourons ces derniers kilomètres au rythme sans s'arrêter. Petit à petit les maisons de Mondeville se rapprochent et nous arrivons main dans la main pour la photo.
4h50 de course et 60ème au scratch je suis satisfait de mon résultat qui est conforme à mon niveau.
Ca devrait me permettre de rester dans les 20 premiers au Challenge grâce aux 170 arrivants de ce trail.
Le sandwich et la bière à l’arrivée sont les bienvenus.

vidéo arrivée

Le classement de l'épreuve

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dimanche 3 juin 2007

Trail du Pays de Sully - 2007


4ème des 6 épreuves du Challenge XtremTrail Ile-de-France

le Trail de pays de Sully est aussi le plus court. Le parcours est plaisant, jamais monotone et surtout il est à 90% en forêt à l’abri du beau soleil qui nous a accompagné ce dimanche. Seul tout petit inconvénient le départ à 9h00 est un peu tard, on aurait aimé courir un peu plus longtemps à la fraîche.

L’accueil des coureurs ainsi que le départ et l’arrivée se font comme l’an dernier dans la cour d’une école en bordure des champs et de la forêt. Je retrouve les têtes connues des habitués du challenge, je salue quelques UFO (jérome, fred, …) quelques kikoureur(e)s et mon compagnon du seul 100km qui est à mon actif, Joël licencié au club organisateur. Un peu plus de 160 inscrits sur le 42km (il y a aussi un 17km) et 3 ravitos qui ne seront pas de trop car la chaleur sera présente. Briefing habituel sur la ligne de départ où on nous annonce 1,5km supprimés pour cause d’interdiction de passage et que 40% du dénivelé se trouve sur les 10 premiers km.
Pan ! C’est parti. Après 300m de bitume pour quitter les habitations les hostilités commencent. Un bon faux plat montant dans la forêt puis une longue montée sur un sentier sous une ligne à haute tension. La marche est déjà de rigueur. Traversée de l’A13 (par une passerelle je vous rassure) puis on attaque la forêt de Rosny que l’on va arpenter en long et en large. D’abord un peu de plat sur un chemin forestier puis une descente raide suivi d’une grimpette assez longue. A nouveau une ligne droite relativement plate dans la forêt puis on redescend sur une mono trace pentue. Nous sommes encore en paquet et tout le groupe suit à la queue leu leu. Et évidemment dans une descente rapide la tête du groupe tire droit et rate le changement de direction. La quinzaine de coureurs dont je fais parti, tels les moutons moyens se retrouvent sur une route. Malgré cela les 2 coureurs de devant longe la route sur quelques centaines de mètres. Ne voyant plus de balisage j’alerte tout le monde mais un peu tard. On est bon pour rebrousser chemin. Moi qui suis le premier à dire qu’il ne faut pas courir tête baissée et regarder le balisage je me sens un peu bête. Au moins on a réglé le problème des 1,5km manquants, nous, on les aura faits. Retour sur le parcours où je tente de récupérer un peu le retard. Mais l’enchaînement des montées et descentes me calme vite et je reprends mon rythme. Une longue mono trace dans la forêt nous amène au 1er ravito après 1h10 de course. Je recharge les bidons et repars. Le parcours devient un peu plus roulant et les coureurs s’espacent. Après quelques km en forêt on débouche sur un chemin agricole d’1 ou 2 km en plein soleil. Puis on revient sur une mono trace qui court en lisière de forêt. Le 2ème ravito arrive assez vite (environ 2h de course) mais je refais quand même le plein à cause de la chaleur. Nous partons ensuite sur un long dévers qui monte et descend plusieurs fois le long de la forêt. Nous avons une belle vue sur la campagne environnante. Dans cette partie je rattrape un grand bonhomme qui porte un maillot de la Ronde des Nutons (100km en Belgique). J’engage la discussion et il me dit qu’il est l’organisateur de la course. C’est le célèbre P’tit lou (pas si petit que ça d’ailleurs) des Coureurs Célestes qui organisent des courses un peu folles et très sympathiques en Belgique dont la tournée des Tourbières qui s’est couru le week-end dernier (100 miles soit 160km pour ceux qui ont oubliés le longueur du mile). Je le retrouverai à l’arrivée pour boire une bière, comme il se doit avec nos amis belges.

Nous faisons ensuite une escapade dans le bois de la Vallée des Prés où nous avalons encore quelques belles côtes. Puis nous entamons la seule portion du parcours peu agréable sur un chemin agricole en plein soleil. Ca ne dure pas plus de 2 ou 3 km et il y a le ravito 3 pour faire une pose. Retour dans la forêt de Rosny en remontant la vallée des Prés. Après quelques zigzags dans la forêt on commence à entendre le bruit de l’autoroute qui annonce la fin du parcours. On traverse sur une passerelle puis on rejoint un petit bois où se trouve un belvédère nous offrant un superbe vue sur la vallée de la Seine. Un point d’eau y est installée afin qu’on puisse apprécier le paysage malgré l’arrivée proche. Une dernière montée avant le final tout en descente.
Arrivée dans la cour de l’école accueillie par la famille Delothal et Jean-Claude Blum (double vainqueur du challenge) au dégrafage du dossard, s’il vous plait.
4h04 au chrono, 81e sur 161 arrivants, pile poil au milieu.
Organisation nickel, des signaleurs pratiquement à chaque embranchement (sauf un) 3 ravitos plus un point d'eau qui permettent de partir léger. Sandwiches et bières à l’arrivée. En résumé un super trail de 42km à 2 pas de la capitale.
Après 4 épreuves le classement provisoire du Challenge XtremTrail Ile-de-France permet de faire un premier gros écrémage. En effet pour être classé il faut avoir fini au moins 4 courses. Il en reste 2 donc ceux qui n'ont fait qu'une course ne pourront pas être classés. De plus de 600 coureurs avant le Trail du Pays de Sully on tombe à 81 encore en lice. Je suis actuellement en 21ème position et 7ème V1M. Ce classement plutôt flatteur est surtout du à ma participation aux 4 premières courses et à mon relativement bon résultat au Trail de la Vallée de Chevreuse, gros apporteur de points avec ces presque 500 arrivants. Il faudra confirmer au Trail des 5 moulins le 7 juillet.

Le parcours
La courbe de dénivelé enregistrée sur mon Polar

Le classement de l'épreuve
Le site de la course

dimanche 13 mai 2007

Trail des Cerfs - 2007

Trail des Cerfs – La Queue-lez-Yvelines (78)
3ème étape du Challenge XtremTrail Ile-de-France 2007


15 jours seulement séparent les 55km du trail des Cerfs de ceux de Cheptainville. Je n’ai fait qu’une sortie de 1h40 le dimanche et 2 fois 1h de vélo. Je pensais avoir récupéré suffisamment pour faire une course correcte mais 2 erreurs dans les jours précédents auront changé la donne.
Vendredi soir, du monde à la maison et un repas un peu trop arrosé et samedi soir cocktail champagne petit four pour les 100ans d’une association. Bref pas le top comme gestion de l’alimentation.
5h dimanche matin, tony un voisin néo-UFO passe me récupérer. 1h de route pour rejoindre La Queue-en-Yvelines (sympa comme nom) départ du Trail des Cerfs. Récupération des dossards puis retour à la voiture pour s’équiper. Pluie ou pas pluie that is the question. Je partirai en maillot UFO manches longues avec la veste de pluie dans le sac. Val, de retour du TTT arrive avec en tête une stratégie à la yoyo : je pars à fond et je tiens le plus longtemps possible. Il semble confiant. Dans le gymnase je mets une tête sur des pseudos d’UFO: superfioul78 et son pote.
7h le départ est donné sur ce parcours que j’avais trouvé très sympa. On quitte le stade, on traverse la route, 1km le long d’un champ puis à nouveau une courte portion bitumée pour passer sous l’autoroute et rejoindre la forêt. Devant comme d’habitude c’est parti vite et je vois Val au loin avec les ténors du challenge (Guerniou, Lefebvre,..).
La première partie est composée d’alternances de monotraces et de chemins forestiers très variés. Il n’y a pas de grosses difficultés mais de nombreux faux-plats montants et descendants. On peut courir sur la quasi-totalité de cette partie. Le tracé demande une attention permanente. Le balisage est correct mais il y a de nombreux changements de direction. Déjà l’an dernier quelques coureurs avaient ratés des pointages. Ca ne loupe pas après une petite heure de course les 2 coureurs devant moi tirent tout droit alors que le parcours part sur la droite. Premier rappel qui ne sera pas le dernier. Dès le début de la course je retrouve 2 de mes compagnons de l’Accrorun Villereux avec qui j’avais fait une partie du Trail de Cheptainville 15 jours avant. Ils ont l’air en forme, je les laisse partir et je ne les reverrai plus. Je sens que mon pote tony qui est resté avec moi sur ce début de course, a des fourmis dans les jambes. Je le laisse lui aussi partir et reste à mon rythme.
Km18 sortie de forêt en descente sur une mono trace pour déboucher sur un étang à St Léger-en-Yvelines. Tour complet de l’étang et 1er ravito. Pour le moment tout va bien 1h50 de course, je remplis mes bidons, mange du salé et repars. La pluie nous fait un petit coucou mais rien d’important elle nous laissera tranquille jusqu’à l’arrivée.
Grosse montée dans la forêt le long d’un mur de clôture, redescente dans le village et remontée dans la forêt. Cette 2e partie est différente. On enchaîne des lignes droites en montagnes russes sur des chemins forestiers sablonneux. C’est moins rigolo et c’est plus cassant. Et ça dure 10 km environ. Je commence à traîner un peu la patte d’autant que les tendons releveurs de mon pied gauche me font des misères.
Nous arrivons à la séparation des parcours du 35 et du 55km. Nous avons une boucle de 10km à faire toujours en forêt. 2 féminines à 50m d’intervalle rattrapent notre groupe, apparemment ce sont les 1ère. Au moment où la seconde arrive à ma hauteur nous sommes sur un large chemin et le parcours tourne brusquement à droite, personne n’a vu le changement de direction. Je rameute tout le monde, la 2e féminine me remercie et ça repart. L’autre féminine qui avait un peu d’avance se retrouve du coup 100m derrière et met quelques minutes à nous rejoindre puis nous dépasse fièrement sans un mot. Celle-là, la prochaine fois je la laisse filer jusqu’à Pétaouchnok.

petit passage technique
(photo aesn78)
Le parcours serpente au milieu des parcelles de la forêt sur des portions sans aucune trace. On monte sur un coteau puis on redescend, ainsi de suite. Km32 pointage et ravito en eau uniquement. Je commence sérieusement à trainer la patte Je n’ai plus de jambes et j’ai fait de plus en plus de pose marchée. Un groupe de coureur arrive de nulle part et me demande sur quel parcours je suis. Vu qu’il n’y a que le 55km qui passe là, ils se sont visiblement paumés. Ils ont ratés le dernier ravito où il y avait le pointage. 2 d’entre eux décident de remonter le balisage pour retrouver le pointage. Décidément les erreurs de parcours sont nombreuses, le balisage est pourtant correct mais il faut rester vigilant. Fin de la boucle et retour dans la forêt sur les monotraces. Nous descendons vers une route puis entamons une longue portion plate mais agréable en forêt qui nous amène au dernier ravito. Je suis cuit, les 12 derniers km vont être longs. Mes excès des jours précédents se font sentir. J’alterne de plus en plus souvent marche et course. 2 portions le long des champs avec du vent sont un peu pénibles mais on revient rapidement dans la forêt. Une bonne vingtaine de coureurs me dépasseront sur cette dernière partie. On rejoint la fin du parcours du 20km où quelques attardés partis 2h après nous sont encore en course. C’est l’occasion d’échanger quelques mots et d’égayer ma fin de course laborieuse. Le bruit des véhicules sur l’autoroute annonce la fin du parcours. Après une descente on repasse sous le pont. Il reste 2km. On longe le champ et on retrouve le stade où je peux sprinter à 8km/h sur la piste d’athlétisme avant de passer la banderole.
6h15 au chrono, 81e sur 152 arrivants ce n’est pas terrible mais je ne mérite pas mieux, certes c’est 30mn de moins que l’an dernier mais je suis cuit. Mon pote tony est arrivé 30mn avant moi et Val nous a fait péter un chrono pour finir à la 6e place. Devant les ténors terminent en 4h11 je vous laisse calculer l’impressionnante moyenne.
Un beau trail à 2 pas de la capitale, assez roulant avec un parcours varié. Merci aux organisateurs et aux bénévoles pour leur dévouement
La courbe de dénivelé enregistrée sur mon Polar

Les résultats du 55km
Le site de la course