dimanche 11 mai 2008

Les Caracoles Célestes 2008

Avec un tel nom, ce trail ne pouvait être qu’exceptionnel.
Un peu d’étymologie. Comme chacun sait, la caracole est un escargot, du moins dans la province belge de Namur. Mais comme nous sommes en Belgique forcément il y a aussi une bière : La Caracole avec un bel escargot sur l’étiquette.
Mais alors pourquoi célestes, hein ?
Ceux qui pratiquent l’ultra et en particulier le trail connaissent peut être (dommage pour les autres) les Coureurs Célestes, l’un d’entre eux (Wouter Hamelinck) s’est récemment distingué dans notre capitale en remportant l’ Ecotrail de Paris.
Ce groupe de coureurs belge organise pour le weekend de Pentecôte un ultra trail de 100km ou de 100miles (160km pour ceux  qui ont oublié que le mile mesurait 1609m). Chaque année un nouveau parcours et en 2008 avec la complicité du Running Club de Namur qui organise également le Trail de Caracoles sur les 56 derniers km, ils nous proposent Les Caracoles Célestes un trail de 101km (je peux vous dire que le dernier, le 101ème km tous les finisseurs s’en rappellent) avec 2950m de D+ et oui le plat pays n’est si plat que ça. Voilà pour le nom.
Passons à l’organisation.
Chose qui n’existe pas ou plus c’est nous, il n’y a pas de frais d’inscription. Les 10€ de réservation vous seront remboursés au retrait du dossard qu’ils disaient. Et bien quand nous sommes arrivés, la 1ère chose qu’on nous a donnée est un billet de 10€, incroyable non ? Du coup on a pu se payer 2 caracoles, pas bête le céleste.

Les 1ère caracoles (photo stéphane)

un peu plus tard (photo alain)
L’école Hotellière de Namur est à notre disposition pour un accueil 5 étoiles. Les repas préparés par les bénévoles dans la majestueuse cuisine, la salle de restaurant avec nappes blanches sur les tables pour la pasta du samedi soir, le petit dej, le repas du soir. Le gymnase pour étaler nos duvets, des vestiaires avec douches chaudes, le tout posé sur une colline qui domine la petite ville de Namur avec une vue imprenable sur la verdoyante vallée de la Meuse qui nous allons arpentée demain.

Les cuisines (photo ricket)

Les cuisinières bénévoles (photo ricket)
Arrivée le samedi vers 19h avec mon ami l’électron après 3h de route depuis la capitale nous posons nos affaires et nous nous attablons avec tous les amis UFO, célestes et autres afin de goûter au breuvage local. Chaude ambiance enchaînée avec la pasta arrosée elle aussi à la Caracole. Vers 22h on rejoint le gymnase 2 étages plus bas pour une nuit plutôt calme malgré la promiscuité, nous sommes une trentaine à dormir sur place. (Rrrrr, Rrrrr,…)

Les tables des UFO à la pasta

le gymnase pour dormir (photo alain)
Un peu avant 4h du matin le gymnase se réveille, le petit dej est servi, le reste de la troupe arrive. Nous avons la possibilité de faire déposer un sac sur le parcours, pour moi ce sera au ravito2 (km51). Une paire de chaussures, un maillot, une paire de chaussettes et un short au cas où (tout restera dans le sac), 2 litres de mon mélange préféré pour la poche à eau, quelques barres et gels.
Ceux qui habitent au nord de Paris ont remarqué que la météo est estivale pour ce weekend de la Pentecôte. C’est le grand soleil mais aussi les fortes chaleurs. La température sera le paramètre important de ce trail. Avec 14°C à 5h00 du matin et 28°C à l’ombre dans la journée il faut bien sûr beaucoup boire mais aussi pouvoir s’alimenter pendant toute la course et l’expérience prouve que ce n’est pas toujours évident. Même les meilleurs ont eu des soucis pour s’alimenter. Pour ma part j’adopte le mélange St Yorre-malto qui m’a toujours réussi quand il fait chaud. La réserve laissée au ravito du km51 est plus faiblement dosée car la chaleur sera déjà présente. L’organisation a également ajouté 2 points d’eau entre chacun des 3 ravitos principaux (25, 51 et 76km). Sage précaution.

présentation du balisage

coureurs au briefing
5h00 briefing et derniers conseils dans la salle et le départ est donnée dans la nuit à 5h15. Les 180 coureurs s’élancent. Après la traversée du quartier résidentiel par les rues montantes nous plongeons dans la forêt par une grosse descente de 200m de D+ en moins de 2km. On la garde dans le coin de la tête car il faudra la remonter à l’arrivée.
La première partie du parcours est magnifique. Le jour arrive rapidement et le frontale n’aura servi que quelques dizaines de minutes mais il parait qu’une surprise au milieu du parcours nous obligera à l’utiliser à nouveau. Nous sommes sur des monotraces au terrain souple ponctuées de belles côtes. Le dénivelé est assez conséquent sur cette partie et le rythme de départ reste relativement faible.

belle monotrace en forêt
Nous atteignons le bourg de Malonne où nous longeons de belles maisons aux jardins verdoyants et très bien entretenus. Il y a souvent un chemin étroit entre les propriétés ce qui nous évite les portions de bitume.
Je suis parti avec mon ami Irwing qui était mon compagnon de route sur l’UTMB. Nous n’avions rien prévu de particulier mais nos rythmes de départ sont en phase. On se connaît donc ça permet de papoter un peu. On ne le sait pas encore mais nous irons au bout ensemble.

Irwing en rouge, nous entrons dans Malonne
Nous enchaînons dans les bois et les chemins toujours agrémentés de nombreuses côtes. Vers le km20 une superbe descente en lacets serrés dans la forêt permet de se défouler un peu. Le chemin plat qui suit est recouvert d’une couche de gros graviers qui rendent la course fastidieuse. Mais le 1er ravito au km25 arrive un peu avant 3h de course. L’arrêt est bref, 2 verres de coca et surtout du salé (Tuc et cacahouettes) en prévision de la chaleur. La suite du parcours est toujours aussi agréable. Nous traversons le village d’Arbre puis Le Burnot.
Le tiers de la course (33km) est atteint en 4h, l’altimètre m'indique 1100m de D+, le suite devrait être moins pentue et donc plus roulante.

descente en forêt

on reprend une féminine un peu avant le ravito1
En effet le parcours emprunte plus souvent des chemins agricoles à découvert et la chaleur commence à se faire sentir. Après Bioul on retrouve la forêt jusqu’à Warrant.
Pour une question d’équité l’organisation n’a pas dévoilé le parcours afin de ne pas avantager les coureurs locaux. Il faut donc suivre le balisage qui est impeccable. C’est à saluer car baliser une boucle de 101km en nature n’est pas chose aisée. Bien sur on fera 2 ou 3 petites erreurs rapidement rattrapées et sans conséquence sur notre course. Je remercie d’ailleurs la féminine qui dans une descente nous a hélé après notre tout droit alors qu’il fallait tourner à droite. Remonter quand on s’est trompé n’est jamais bon pour le moral.
La mi-parcours approche, au débouché d’un bois nous arrivons devant une grande ferme où le 2ème ravito est installé. 51km en 6h10 nous avons gardé le rythme de départ. L’arrêt sera un peu plus long, je récupère mon sac pour recharger ma poche à eau. Coté équipement tout va bien donc je ne change rien. Je remets simplement une couche de crème anti-frottement sur les pieds. Coté alimentation je reste dans le classique, coca, banane et du salé. La température extérieure est bien montée et les portions à découvert ont déjà fait des dégâts. Les 1ères défaillances arrivent, certains ne peuvent plus s’alimenter, l’estomac rejette tout. Notre ami Thierry (boucanier) arrivé quelques minutes derrière nous au ravito, nous dit être mal en point, il abandonnera malheureusement un peu plus loin.

arrivée sur le ravito2 (km51)

assis à l'ombre je crême mes pieds
20mn d’arrêt et je repars avec Irwing. Une courte traversée de champ et un bois nous conduisent sur les bords de la Meuse. Nous tombons sur une route à grande circulation qu’il faut remonter sur quelques dizaines de mètres. Nous ne voyons pas la rubalise accrochée sur une barrière de chantier au bord de la route et qui nous oriente vers un petit tunnel qui passe sous la voie ferrée et permet d’accéder aux bords de Meuse.

je discute avec un habitant du coin

celle-là ne parle pas la langue
Après 200m ne voyant plus de marques on s’arrête et on aperçoit 2 coureurs derrière nous descendre dans le tunnel, petite erreur demi-tour. Nous longeons quelques instants les berges puis nous traversons sur une écluse pour rejoindre le bourg de Houx en traversant une nouvelle route, prudence. Face à nous une énorme colline boisée que nous allons évidemment escaladée. Puis on redescend sur Yvoir où la surprise du parcours nous attend. En arrivant sur le bourg nous apercevons des coureurs sur un viaduc. C’est une voie ferrée désaffectée que l’on atteint par une échelle posée pour l’organisation. Le dernier train a du passer il y a longtemps car la végétation a envahie la voie et les traverses des rails sont sérieusement entamées. Il est difficile de courir car on ne sait pas où poser les pieds. On se dirige droit vers une colline que nous allons traverser par un tunnel. Voilà la surprise. Il faut sortir la frontale mais avec la forte luminosité extérieure on ne voit pratiquement rien en entrant dans le tunnel. Je suis en tête d’un groupe de 4 et j’ai l’honneur d’être le 1er à mettre les 2 pieds dans la flaque d’eau qui est à l’entrée du tunnel. On marche le temps que la vision s’adapte, on aperçoit au loin la sortie à un bon km. La fraîcheur du tunnel nous fait du bien et la température corporelle tombe un peu.
Nous avons passé les 2/3 (66km) de la course en 8h30, avec les 2 arrêts ravitos nous sommes toujours réguliers et tous les signaux sont pour l’instant au vert. Mais le plus dur reste à faire car en ultra c’est évidemment dans le final que tout se joue. Comme à mon habitude je ne m’étais pas mis d’objectifs irréalistes, d’abord finir et si possible en moins de 15h00 histoire d’arriver avant la nuit.
Le parcours reste plaisant même si les portions de bitume sont un peu plus fréquentes. Depuis le ravito1 les coureurs sont relativement espacés et comme nous avons gardés une allure régulière on fait le yoyo avec quelques coureurs au gré des petits arrêts de chacun. Nous sommes en début d’après-midi est la chaleur commence à être pesante. Les points d’eau intermédiaires sont les bienvenus, je prends soin de mouiller la casquette et la tête.
Coté équipement je porte un collant Skins noir ce qui peut paraître surprenant avec cette chaleur. Habituellement j’utilise les bas BV Sport. Ce collant de compression est également thermorégulateur. Bon je ne suis pas là pour vous vendre la marchandise mais vous trouverez toutes les infos sur leur site : Skins. En tout cas pour moi tout s’est bien passé avec ce collant.
Bientôt 10h00 de course, le ravito 3 de Crupet au km75 se rapproche doucement. Une descente en forêt nous amène dans le village, un panneau jaune nous indique que le ravito est en haut de la côte qu’il faudra redescendre ensuite, dur. A l’entrée du ravito les bénévoles ont installé une douche extérieure qui est salutaire. J’enlève la casquette et reste un instant la tête sous le jet. Mais attention au choc thermique, l’eau est froide et je vais rester quelques minutes assis au ravito, on peut être pris de tremblement et tomber en hypothermie malgré la température extérieure. Je passerai à nouveau par la douche en repartant.

la côte pour accéder au ravito3 (km75)

la douche à l'entrée du ravito3
Je ne change rien à mon alimentation même si entre les ravitos je suis passé des barres de céréales aux gels banane. 1 par heure me convient et mon estomac ne sature pas. Je bois à chaque occasion, en haut des côtes avant la relance ou dans les descentes. Nous faisons régulièrement des arrêts pipis c’est le signe que nous sommes bien hydratés. Coca, banane et du salé au ravito et je repars toujours en compagnie d’Irwing pour le dernier quart. C’est maintenant que l’on risque les coups de mou mais pour l’instant tout va bien.
La descente en sortie de ravito est impeccable pour retrouver le rythme et nous attaquons le retour sur Namur. Prochaine étape un point d’eau annoncé au km84. Nous reprenons les chemins à travers bois et champs. En traversant le village de Lustin nous cherchons en vain le point d’eau, pas trouvé. Ce n’est pas grave nous avons encore de l’eau il faudra attendre le km91. Après une longue traversée rectiligne en forêt nous parvenons à Dave où le point d’eau est annoncé au cimetière. Un petit groupe de bénévoles est là pour nous indiquer l'endroit exact du robinet caché derrière une haie.

point d'eau au cimetière (km91)

et ça repars droit dans la pente
A partir de là on peut commencer le décompte des km. Pour le moment nous n’avons eu aucun coup de fatigue, j’en suis même surpris. Nous commençons à reprendre régulièrement des coureurs qui sont un peu plus cuits que nous, ça crée une petite motivation quand on aperçoit un coureur devant qui se rapproche, c’est bon pour le moral dans le final.

on aperçoit la citadelle sur la colline en face
95ème, 96ème, 97ème, nous sommes sur la rive opposée de la Meuse et on aperçoit la citadelle et l’école Hotellière sur la colline d’en face. Nous descendons sur Namur, traversons la Meuse, longeons un instant les berges pour atteindre le pied de la dernière montée. Je prends un dernier gel avant d’attaquer ces 2 derniers km. Je monte d’un bon pas en encourageant les coureurs que je rattrape car maintenant c’est gagné pour tout le monde. Les 500 derniers mètres sont en faux plat montant et je peux encore courir sur un bon rythme. Irwing m’a pris quelques mètres d’avance pendant que je prenais les dernières photos du parcours. Dernière descente dans l’enceinte de l’école Hotellière, je passe l’arche d’arrivée sans oublier de m’arrêter pour que mon ami Michel (électron) immortalise cela. Mais il faut encore monter les escaliers jusqu’à la salle où est la véritable arrivée et où nous sommes accueillis par l’organisation et les bénévoles.

passage de la ligne, je casse le buste pour la photo finish
Je boucle les 101km des Caracoles Célestes en 13h35 à la 34ème place, un résultat très satisfaisant pour moi et qui est encourageante pour la fin Août (vous savez la petite coursette autour de la grande montagne). La course se gagne en 10h43 avec seulement 3 coureurs sous les 11h. 126 finisseurs viendront à bout de ce trail en 21h20 pour le dernier, chapeau.
Il fait chaud dans la salle et je descends sans traîner au gymnase pour prendre la douche. Une fois changé la bière fraîche est apprécié, on a aussi droit à un repas chaud d’après course. Pendant le repas nous accueillons les coureurs qui arrivent.
Mon ami Michel a couru le Trail des Caracoles (56km) il assurera le retour en voiture.
Si vous avez un jour l’occasion de venir courir en Célestie, n’hésitez surtout pas. Les Coureurs Célestes vous accueilleront comme ils savent si bien le faire et leurs courses sont magnifiques avec une organisation sans faille. Le tout pour 0€ d’inscription. Eh oui je vous avez dit que c’était un pays imaginaire.
Merci à tous pour ce superbe weekend
Le classement scratch : cliquez là

jeudi 10 avril 2008

Ultra Mega Toff 2008



Le plus "Ultrafondu" des "Offs"

Né d'une discussion sur le forum UFO en 2007, l'idée est lancée de rallier tous les départements français en enchainant des "ultras relais" (+ de 43km). Les premiers échanges sont enthousiastes et le projet devient rapidement europëen. Nos amis belges Les Coureurs Célestes sont de la partie et ils sont les premiers à mettre en place et même à reconnaitre leurs relais en Belgique, Pays-Bas, Allemagne et Luxembourg. Les Suisses sont également là et même les Anglais.
La France est découpé en région avec un UFO responsable pour chaque zone. Stéphane Marchand (runstephane) et Yves Evain (Ysolo) avec l'aide l' équipe d'Ultrafondus Magazine supervise le tout. Une Escadrille Spéciale Méga Toff est crée pour pallier aux éventuels imprévus (indisponiblitité de dernière minute, blessure, etc...) et ainsi éviter que le drapeau ne s'arrête. Le drapeau est l'emblême que chaque relayeur se transmettra, avec lui un carnet de bord recueillera les commentaires de chaque relais.
Notre ami Redge, UFO breton et dessinateur hors pair, va illustrer le parcours au fil des régions. Vous trouverez ses dessins sur le site officiel de l'UMT. Chaque région essaie d'apporter sa contribution.

Tout est fait dans un esprit "OFF" sans notion de chrono en respectant simplement des relais de 43km minimum pour rester dans l'ultra et dans un temps de 6h. Un planning est mis en place pour permettre au relayeur de s'organiser à l'avance.

Le 29 février 2008 le coup de canon est tiré et l'Ultrafondus Mega Toff s'élance.
Je suis responsable de la Région Parisienne. Notre zone s'étend de l'Oise au Nord jusqu'à la Seine-et-Marne au Sud. On nous demande aussi d'assurer un passage dans l'Aube et l'Yonne. On récupère le relais le 10 avril à 00h00 à la limite entre la Somme et l'Oise pour le transmettre le 14 avril à 0h00 à l'équipe du Centre à la limite entre la Seine-et-Marne et le Loiret. Nous ferons 12 relais dans notre région.
10 jours avant notre entrée en lice nous sommes prêts. Je ferai le 3e relais d'Auvers-sur-Oise(95) à Rueil-Malmaison(92).

dimanche 6 avril 2008

Trail de la Vallée de Chevreuse 2008

Trail de la Vallée de Chevreuse
53km - 2000D+

C'est ma 4ème participation au Trail de la Vallée de Chevreuse, un des plus beaux trails que je connaisse.
5h00 dimanche 6 avril, je passe récupéré un pote à St Germain et nous prenons la route d'Auffargis. Sur la route à niveau de Trappes quelques flocons tombent. Depuis quelques jours la météo est capricieuse et le bois sont assez humides. Sur le Trail de la Vallée de Chevreuse l'état du parcours est un facteur important. Les écarts peuvent être grands en cas de boue. Les prévisions ne nous sont pas favorables.
Arrivé sur place on nous fait garer assez loin du départ mais une salle est à notre disposition pour nous changer et laisser nos sacs. Je récupère mon dossard, je salue rémy l'organisateur et je me dirige vers la salle. Je retrouve de nombreux potes UFO, kikoureurs et autres habitués des trails et du TVC en particulier. J'ai une bonne heure pour me préparer j'en profite pour papoter. La météo semble nous laisser tranquille pour ce début de journée, je partirai donc sans la veste de pluie mais en collant et maillot manches longues.

attente au départ
Nous sommes un peu moins de 600 inscrits sur le 53km. Equipés, nous déposons nos sacs à la consigne et nous sortons dans la cour en attendant le départ. Le temps est couvert mais il ne pleut pas par contre il fait encore sombre. Le temps que Rémy donne les consignes de course et que tout le monde soit prêts il est 7h15 et le jour est levé.
Comme souvent en ultra trail les coureurs ne s'aglutinent pas sur le ligne de départ. Je peux ainsi sans problème m'installer en 1ère ligne à coté des cadors de la discipline qui sont présentés par le speaker. Connaissant bien la course je sais qu'il peut y avoir de légers ralentissements dès les premières côtes donc autant partir devant.


Boucle 1 - 17km - 750m D+
Cette première boucle de 17km est la plus jolie mais elle est aussi très cassante, il y a 750m D+ et il faut garder des forces pour la suite.
Le départ est donné, le premier kilomètre est sur un chemin assez large et de nombreux coureurs me dépassent. La 1ère côte calme tout le monde et les positions se stabilisent. On débouche sur un plateau sur un chemin assez roulant et légèrement boueux. Le 2e km n'est pas atteint que déjà la tête de course à tirer droit dans le bois au lieu de biffurquer à droite dans la pente. C'est un classique sur ce trail, il faut rester attentif tout le temps car le parcours change constament de direction sans forcément suivre les chemins évidents. La meute des coureurs de tête déboule de toutes parts pour récupérer le tracé. Ca promet pour la suite. On enchaine ensuite de magnifiques monotraces sur un terrain très souple, c'est un véritable bonheur de courir la-dessus. Les descentes et les côtes s'enchainent rapidement et le coeur monte vite. Le terrain bien qu'humide et pratiquable.

les premières côtes

passage sous un chemin forestier
1h de course, on change de versant de la vallée pour revenir vers le départ. Le terrain est toujours aussi agréable et les côtes toujours aussi fréquentes. Mon GPS s'est arrêté pendant 12mn, j'ai du appuyer sur le bouton par inadvertance ce n'est d'ailleurs pas la première fois que cela m'arrive, du coup je suis un peu perdu dans mon timing. Je demande aux coureurs qui m'accompagnent le chrono pour me recaler. Je me souviens qu'une dernière côte nous fait déboucher sur 2 km de chemin qui nous ramène vers le départ. Mais curieusement la monotrace nous fait longer une route. La dernière côte a été supprimée et le parcours est légèrement modifié. On récupère enfin le chemin pour boucler la 1ère partie. J'ai mis environ 1h55 pour cette partie ce que j'avais prévu. Le ravito n'offre que de l'eau comme annoncé au breifing. Je bois 2 verres, je me fais interrogé par le speaker qui connait les habitués, je mange une barre et c'est reparti.

fin de la 1ère boucle et ravito
Boucle 2 - jusqu'au ravito 2

Nous partons cette fois Sud-Ouest. Après voir longé la route qui sort d'Auffargis nous reprenons dans le bois de St Benoit dans le parc Régional de Haute Vallée de Chevreuse. Cette partie comporte de nombreuses passages en dévers et en descente. L'état du terrain peut rendre ces portions impraticables comme en 2006. Le sol est humide mais il a bien absorbé la pluie et on peut passer sans problème.
On revient chatouiller par le Sud l'Abbaye des Vaux de Cernay et on poursuit toujours en forêt vers l'Ouest. Aux abords de Cernay-la-Ville le parcours s'oriente vers le Nord et vient longer l'étang de Vaux. On attaque une partie du parcours très bucolique le long d'un cours d'eau. On court sur une monotrace entre des rochers. On savoure ces passages mais ceux qui connaissent le parcours savent ce qui les attendent.

passage sympathique

la terrible côte du Moulin de Cernay
Le cours d'eau nous conduit à des cascades et au Moulin de Cernay. Le parcours tourne à gauche et on se retrouve au pied de la plus grosse côte du parcours. Une montée très pentue et assez longue. Ici aussi en 2006 c'était terrible il fallait s'accrocher aux branches pour ne pas redescendre en glissade. Cette année ça passe sans problème d'autant que le ravito 2 approche. On zigzague encore 2km dans le bois et on débouche sur une petite route goudronnée qui nous conduit au ravito (29km - 3h30). Ce ravito sera aussi le 3ème car nous partirons pour une boucle complète de 14km qui nous ramenera au même endroit.

ravito 2 et 3
Depuis le ravito 2 nous partons faire une boucle complète vers le Nord de 14km. Cette boucle sera la plus boueuse du parcours. Les chemins forestiers n'ont pas absorbés l'eau des derniers jours et le parcours devient plus difficile.
Dernière partie: Boucle 3 et retour

Après un long passage en forêt nous débouchons dans une clairière qui domine le chateau de Dampierre. Au sommet nous empruntons une courte portion bitumée qui nous permet d'atteindre la vallée de l'Yvette dans laquelle nous avons pataugé pendant 18h00 en Janvier pour le Raid28.

clairière de Dampierre

Chateau de Dampierre (photo de l'édition 2007)
Les kilomètres commencent à se faire sentir et des prémisses de crampes aux quadriceps se font sentir. Je gère dans les côtes pour de pas trop forcer et je m'efforce de courir relaché. Direction Nord-Ouest à travers bois puis nous biffurquons sur la gauche pour rejoindre le fond de vallée. On longe l'Yvette en traversant 2 ou 3 fois sur des petits ponts en bois. Nous atteignons le petit bourg de Maincourt-sur-Yvette puis attaquons la remontée à travers bois qui nous ramène sur le ravito. Traversée d'une route, nouvelle portion en forêt et nous retrouvons le ravito au km44 cette fois.
Mon GPS s'est à nouveau arrêté plusieurs minutes comme on peut le voir sur la trace GPS et je ne sais plus très bien où j'en suis. Il reste environ 9km dont les 7 derniers qui reprennent la fin de la 1ère boucle. Je ne traine pas trop au ravito. Le parcours est encore assez boueux sur cette partie mais la traversée de forêt est à plat sur 2km environ (incroyable une portion plate sur le TVC!). On retrouve le final de la 1ère boucle avec ses incessantes montagnes russes qui font mal aux cuisses. Heureusement le sol est sableux, il n'y a plus de boue. On retrouve l'Abbaye des Vaux de Cernay, l'arrivée approche. Une dernière protion en forêt puis le chemin qui nous ramène à Auffargis. L'arrivée est en vue et je boucle pour la 4e fois ce magnifique trail en 7h10 en 129ème position.
J'espérais passer sous les 7h mais je suis quand même satisfait d'améliorer de 10mn mon temps de l'an dernier réalisé sur terrain sec.

Merci à Rémy et son organisation toujours aussi impécable et à tous les bénévoles qui nous permettent de courir de belles épreuves.
A l'an prochain pour un nouveau parcours.
Non ce n'est pas le relevé d'une secousse sysmique mais bien le profil de la course
Le site de la course cliquez là

Les résultats 2008 cliquez là

samedi 16 février 2008

Ecotrail de Paris - 2008

Un Ultra Trail Parisien, cela peut paraitre contre nature. Je dois avouer que j'avais quelques craintes en parcourant le détail de l'épreuve qui annoncait un parcours de 80km entre St Quentin en Yvelines et Paris avec très peu de bitume (pour la région) et surtout une arrivée incroyable au 1er étage de la Tour Eiffel. La course a été annoncée officiellement que quelques mois avant et le pari semblait fou.
La meilleure façon de se faire une opinion est d'y participer, je me suis donc inscrit rapidement sur le site web de la course : Trail de Paris.
Toutes mes craintes ont été balayées par le vent glacial qui soufflait sur l'Ile-de-France ce 16 février 2008. L'organisation a été à la hauteur de l'évènement et nous a offert une course magnifique.
L'accueil, le contrôle du matériel obligatoire et la remise des dossards et de la puce se font au Palais des Sports d'Issy-les-Moulineaux. Les stands des partenaires sont nombreux. L'organisation a font le maximum pour rester dans un cadre écologique. Le Palais des Sports est à proximité du RER et on nous remet, avec le dossard, un ticket de RER pour rejoindre St Quentin où des bus nous emmenerons jusqu'au départ.
C'est donc par les transports en commun que je rejoins Issy-les-Moulineaux le samedi matin vers 8h30. Je retrouve quelques élites UFO, UltraSteph, Bruyas et d'autres têtes de trailers connues. L'accueil ressemble à celui de l'UTMB, contrôle d'identité, contrôle du matériel, remise du dossard et du sac pour le change à l'arrivée. Tout est bien organisé avec un petit déjeuner bien fourni. J'ai bien fait d'arriver tôt car vers 10h00 il y a un peu la queue. Ca nous permet de papoter un peu au chaud en attendant le RER annoncé à 10h45.

10h30 quelques centaines de coureurs sont massés sur le quai du RER et vont envahir le train à la grande surprise des quelques passagers qui étaient pénards avant notre arrivée. Vincent Delebarre a bien failli se tromper de train et se retrouver à Versailles, ah ces provinciaux !

On embarque ensuite des les bus spécialement affrétés qui nous dépose à l'entrée de la base de Loisirs de St Quentin en Yvelines. Le départ a été installée au milieu d'une vaste prairie qui permettra aux 815 participants un départ sans bousculade.


Un peu d'exotisme à coté du départ : un chameau à 2 têtes et un SuperDébile alias Ufoot notre orienteur au Raid28.
Le ciel affiche un grand bleu d'hiver mais un vent glacial raffraichit l'atmosphère. La plupart des coureurs partiront avec la veste. J'attends le dernier moment pour déposer mon sac que je retrouverai à l'arrivée et nous entrons dans le sas de départ. La zone de départ est si grande que je peux m'installer sans problème sur la ligne départ à coté des cadors de la discipline.

df




Départ-Ravitaillement 1 (échauffement): 21km - 2h04 - 363ème :





L'immense prairie qui s'ouvre devant nous permet un départ confortable pour tous. Je suis parti devant mais prudent, mon faible kilométrage hebdomadaire et la proximité du Raid28 ne m'ont pas permis de faire une grosse préparation. Les 20 premiers km sont roulants, je me cale entre 10,5 et 11km/h. Je me laisse remonter tranquillement par de nombreux coureurs et j'en profite pour faire quelques photos. Nous faisons le tour complet de la base de loisirs en contournant le lac pour ressortir par l'entrée Nord-Est.
Traversée de l'A12 et de la N10 par une passerelle piétons qui ondule allègrement au rythme des coureurs, sensation garantie. Courte traversée urbaine de Guyancourt et nous rejoignons la vallée de la Bièvre par une allée descendante. Tout va bien j'ai adopté mon rythme de croisière. Après 1h de course je décide d'enlever la veste, la température est toujours fraiche mais lorsque nous somme en forêt à l'abri du vent il faut un peu chaud.
Nous entrons dans la forêt domaniale de Versailles en longeant l'étang du Moulin à Renard. On rejoint une portion du GR11 où l'on attaque le premier long faux-plat montant qui remonte le ravin des Bouviers. Virage à 180° et on repart plein Est pour venir froler le camp militaire de Satory. On descend ensuite sur l'étang du Val (je ne savais qu'il avait son étang) et on retrouve le GR11. Les premières côtes arrivent et ça fait du bien de changer de rythme.

Etang du Moulin à Renard
Un petit tour dans le bois de la Geneste avec une longue montée suivi d'une descente assez raide où je retrouve mon ami ufoot déguisé en SuperDébile et qui se met à hurler en descendant comme un fou la pente. Je suis mort de rire mais ce n'est pas le cas de tous les coureurs dont certains se demandent qui est ce malade. Dans l'euphorie Ufoot perd son appareil photo et après une hésitation il repart à la montée pour retrouver son bien. Cette fois je crois qu'il passe vraiment pour un fou.
Nous arrivons au 1er ravitaillement en bordure de la commune de Buc.



Buc - Chaville (ça monte et ça descend): 50km - 5h11 - 269ème :

Je fais un passage éclair sur ce ravito. Ma poche à eau est encore bien remplie, je bois un verre de coca, mange une barre et je repars. Mon ami et voisin Tony est là aussi avec son compagnon de route. Il est parti un peu plus vite que moi mais a fait un arrêt plus long.
Le parcours, roulant jusque là, va prendre des formes. Cela me convient mieux d'enchainer montées et descentes que de courir sur le plat toujours au même rythme. Nous traversons le Bois du Cerf Volant suivi d'un court passage dans un quartier résidentiel pour rejoindre ensuite le Bois des Gonards (avec un G hein!). De nombreuses côtes agrémentent le parcours et certaines font monter le rythme cardiaque. Les portions marchées sont plus fréquentes.

Nous longeons le Golf de La Boulie puis nous remontons plein Nord vers Versailles. La vitesse moyenne a chuté et je suis repassé sous les 10km/h. Rien d'inquiétant car le parcours est beaucoup plus cassant que sur la 1ère partie. Je reprends doucement quelques groupes de coureurs mais certains me doublent aussi.
Nous passons sous l'A86 et descendons par un petit bois sur le quartier de Porchefontaine à Versailles. Une portion pas terrible de quelques centaines de mètres sur une avenue nous permet de récupérer le Bois de Pont Colbert et d'emprunter une portion de la Ceinture Verte de l'Ile-de-France. Le parcours est toujours accidenté mais je maintiens mon rythme en compagnie de petits groupes de coureurs avec qui je fais le yoyo. Toujours dans le bois on vient en bordure de Viroflay puis changement de cap à 180° en direction de Vélizy-Villacoublay. On traverse la route qui descend sur Chaville au niveau d'un rond-point où de nombreux automobilistes klaxonnent car ils sont bloqués par de méchants trailers qui traversent. Traversée complète de la forêt de Vélizy, passage en bordure de l'étang du Trou aux Gants. Les côtes sont toujours présentes et les premiers signes de fatigue se font sentir. J'ai toujours du mal à passer la 4ème heure mais je sais que ça revient ensuite. Nous traversons une première fois la N118 par une passerelle piétons.

Passerelle de la N118

Plongée sur le Bois de Clamart. Au km43 l'organisation a placé un contrôle pour les éventuels filous qui auraient prévus une coupe permettant de gagner plusieurs km. Le parcours fait un large virage à 180° sur la gauche pour un retour vers l'Ouest. Je commence à faiblir un peu et je m'accroche derrière les groupes de coureurs. Je sature un peu du liquide (St Yorre+poudre) de ma poche à eau. Je marche un moment et mange une barre et un mini saucisson.
Nous attaquons la Forêt de Meudon puis nous longeons les Etangs de Chalais, de Meudon et de Villebon. Nouvelle traversée de la N118 dans l'autre sens et retour vers Chaville. Nous attendons avec un peu d'impatience le prochain ravitaillement. On retrouve un cours instant la Ceinture Verte puis on débouche enfin sur une clairière où se trouve le ravitaillement.
Je retrouve mon ami Tony arrivé quelques minutes avant. La soupe chaude est un bonheur, accompagné de fromage et d'un verre de coca. Je fais le plein de ma poche à eau.


Chaville - Haras de Jardy (la forme est de retour): 63km - 7h05 - 254ème :

Le ravitaillement m'a redonné la pêche et des jambes, je ne traine pas trop. J'ai finalement pas trop mal tourné sur la portion précédente puisque j'ai gagné environ 100 places.
Il est 18h45 le jour commence à décliné, la température également. Je remets ma veste. Je fais un signe à Tony pour lui dire que je pars devant et qu'il me rattrapera, le prochain ravitaillement est relativement proche, dans 13km.
J'ai quelques UltraTrails au compteur mais je suis toujours agréablement surpris par ces retours de forme qui arrivent après plusieurs heures de course. A l'UTMB j'avais connu ça à la 25ème heure.
Je repars d'une foulée légère, enfin presque, dans la Forêt de Meudon. A la sortie de la forêt nous sommes au sommet du coteau d'où on aperçoit la Forêt de Fausses-Reposses sur l'autre versant. Pour l'atteindre il faut traverser le cordon urbain qui borde la N10 au niveau de Ville d'Avray. On passe au dessus de la voie ferrée puis une rue descendante nous conduit à la N10. Nous remontons en face par des escaliers nous passons cette fois sous une autre voie ferrée pour entrer dans la Forêt de Fausse-Reposses. Curieux cette traversée urbaine sysmétrique.

Traversée de Ville d'Avray avec la Forêt de Fausses-Reposses en face

Le parcours est encore bien valloné et nous allons arpenté tous les recoins de cette forêt. La nuit commence à tomber, il faut sortir la frontale. Les coureurs se font rares et il faut rester vigilant pour suivre le tracé. Heureusement le balisage est impécable et les rubalises fluorescentes se repèrent de loin avec la frontale.
Tout à coup on débouche sur le Parc Départemental des Haras de Jardy. On passe de la nuit noire de la forêt aux puissants éclairages des stades du parc, le changement est saisissant. La tente du ravitaillement est là.

ravitaillement du Parc Départemental des Haras de Jardy




Haras de Jardy - Parc de St Cloud: 71km - 7h55 - 251ème :

Au ravitaillement je retrouve inévitablement mon ami Tony et son compagnon de route qui, cette fois, arrive un peu à près moi. Du coca, du fromage et c'est reparti. Les jambes répondent toujours bien et je me joins à un groupe de 4 coureurs.
Cette étape est la plus courte avec le prochain ravitaillement dans 8km. Nous traversons le Parc de Marnes. Nous faisons un curieux crochet dans Marnes-la-Coquette pour accéder au sommet du Parc de St Cloud. Nous suivons maintenant le GR1. Nous commençons à percevoir les lumières de la capitale et au détour d'un chemin, apparait au loin la Tour Eiffel scintillante. C'est bon pour le moral. Avant la dernière descente dans le parc on trouve le dernier ravitaillement. La soupe chaude me fait toujours un bien fou.

Le dernier ravito, on distingue la Tour Eiffel au fond


Parc de St Cloud - Tour Eiffel (dur dur): 80km - 9h12 - 254ème :

Le vent glacial incite à ne pas trainer au ravito et je repars seul dans la dernière descente du Parc de St Cloud. Au pied du parc on contourne les grandes fontaines et on traverse tout le bas du parc pour sortir devant le Musée de Sèvres. J'ai rejoint un jeune triathlète qui me dit avoir les jambes en béton. On va rester ensemble quelques km mais les portions plates lui redonneront des ailes et je le laisserai partir. La traversée du noeud routier du Pont de Sèvres est un peu délicat, on a du mal à trouver le balisage qui avec l'éclairage urbain est beaucoup moins visible. Les 10 derniers km se font sur les quais de Seine et ils ne sont pas les plus plaisants du parcours. Mais il faut bien rejoindre la Tour. Le tracé emprunte les passages en contre bas des quais. On passe devant des péniches habitées, à travers des petits squares, quelques fois sur un bout de trotoir large d'un mètre au ras des voitures qui arrivent face à nous. Bref cette portion n'est pas terrible.
Après être passé devant l'Ile Seguin débarrassée des anciennes usines Renault, on enjambe un bras de Seine pour monter sur l'Ile St Germain. Retour sur la rive gauche de la Seine, passage sous le Périphérique. Cette portion est très monotone et assez triste. De plus les longues portions roulantes sur les quais ne sont pas ce que je préfère. Je m'accroche pour garder le rythme et ne pas marcher. Je suis le plus souvent seul. Je double quelques coureurs, d'autres me dépassent mais le solde est globalement nul. Je conserve mon classement.

Le final (magnifique): 80km - 9h12 - 254ème :

Sur les quais nous courons en contre bas et on n'aperçoit toujours pas la Tour. Puis petit à petit elle se rapproche et la magie de l'arrivée fait son effet. Les jambes retrouvent du tonus, les escaliers remontent sur le boulevard. Elle est là, illuminée et scintillante. Les bénévoles me font traverer la rue et je me dirige vers la tente d'arrivée.
L'organisation a mis en place une arrivée sympathique. On entre dans la tente, on passe en courant sur l'immense podium puis on ressort sous la Tour Eiffel direction le pilier Sud qui nous est réservé. Il y a encore de nombreux touristes. Un employé de la Tour me tend un ticket et j'attaque les escaliers. Comme souvent en ultra le plaisir de l'arrivée efface la fatigue physique et morale. La montée se fait facilement et les 350 marches sont avalées en 6mn.
Sur le palier du 1er étage est installé la banderole d'arrivée. Un buffet avec des bières est à notre disposition. Mais le vent glacial souffle toujours, je prends ma bière et me dirige rapidement vers l'ascenceur pour rejoindre la tente d'arrivée et le buffet.

Arrivée au pied de la Tour Eiffel

Les escaliers qui mènent au 1er étage

Mon GPS indique 76,12km effectue en 9h12. Je suis content de mon temps et classé à la 256ème place ce qui est conforme à mon niveau et à mon état de forme du moment.

Ce Trail de Paris est une réussite. L'organisation impéccable a relevé un gros défi qui n'était pas évident sur le papier. Le parcours est bien tracé avec très peu de zones urbaines hormis les 10 derniers km inévitables. Les ravitaillment sont bien fournis et il ne manque rien. Le gymnase à 300m de l'arrivée permet de prendre une douche et de se faire soigner (kiné et podo).
Cette course est appelé à un grand succès dans l'avenir. Merci aux très nombreux bénévoles et à l'organisation qui nous a offert une superbe épreuve.

Le profil de la course : profil

Un reportage vidéo de 16mn sur la course : www.trailvideo.fr

Le site de la course : Trail de Paris

Les résultats complets : résultats